Les dessous de la pub ISEG 1/10
Etape 1 : La préparation artistique
“If it can be written, or thought, it can be filmed”
“Si vous pouvez l’écrire, ou le penser, alors vous pouvez le filmer”
Stanley Kubrick
Du brief commercial au storyboard, en passant par les quelques pitchs, roughs, et scénarios, les étapes sont nombreuses avant que ne commence la métamorphose d’une idée originale en une réalisation graphique.
Dans le cas de l’ISEG, la demande initiale était clairement formulée : le spot devait mettre en scène quelques jeunes gens découvrant quatre sculptures en forme de lettres dans un musée. L’ensemble des lettres devait former le sigle de l’établissement.
L’idée était de délaisser le ton démonstratif et les arguments fonctionnels habituellement adoptés par les écoles de commerce au profit d’un message qui soit axé sur des valeurs humaines fortes et universelles, telles que la curiosité, le désir de réussite, la réalisation de soi…
Ramdam s’est penchée sur ce brief avant de revenir vers l’ISEG avec les observations suivantes :
Le musée
- Tourner dans un musée présente de nombreuses contraintes légales et techniques : obtention de l’autorisation de tournage, droits d’auteur & d’exploitation onéreux…
- De surcroît, le fait de tourner dans une structure réelle (en opposition à un tournage en studio) pose de multiples problèmes pratiques : maîtrise de la lumière, possibilités de plans et de mouvements réduites. A contrario, une maîtrise complète de l’environnement de tournage permet une réalisation plus libre car plus contrôlée, et par là même une gestion améliorée des coûts.
Aussi avons-nous proposé à notre client que l’ensemble du tournage se déroule dans un environnement virtuel (virtual set). Un décor de musée serait réalisé en 3D et inclus plus tard dans la production.
Les sculptures
- Si elles sont empreintes d’un certain prestige, des sculptures de lettres statiques risquent également de refléter des valeurs à connotation négatives, telles que l’immobilisme ou le conservatisme.
- De plus, la réalisation de sculptures crédibles semble difficile à intégrer dans les délais initialement définis par le client. Pour peu qu’on veille y associer le cachet d’un créateur ou d’un artiste célèbre, leur coût représenterait alors une part non négligeable du budget total.
Nous avons alors soumis l’idée de lettres animées, plus proches d’installations artistiques contemporaines et empreintes de modernité.
Tout en réduisant significativement les coûts de production, la réalisation des lettres en 3D permettrait également de les doter chacune d’une animation qui soit en rapport avec la valeur évoquée.
Après validation de notre client, et en partenariat avec un talentueux graphiste Julien Rauffet, nous avons effectué un travail de recherche autour des lettres formant l’acronyme ISEG.

le I de « international » est ainsi devenu une mosaïque de cubes qui se rejoignent en un harmonieux mouvement, comme le regroupement d’autant d’individualités aux cultures diverses en un lieu unique.
le S de « sens du succès » se devine à son ombre qui, sous le faisceau d’un projecteur, ne cesse de grandir.
le E de « esprit d’entreprendre » s’anime et prend corps au contact des visiteurs, comme rempli d’autant de force et d’ambition
enfin, le G de «générateur d’avenir » s’embrase, rayonnant d’énergie, promesse d’un futur extraordinaire;
Dans un même temps, et comme nous le verrons plus en détail d’ici quelques posts, Ramdam et l’agence 3DWeave se sont penchés sur ce qui allait devenir le musée virtuel du spot.
Une fois ces recherches accomplies, et avant de démarrer le tournage, il restait une étape clef de la préproduction à satisfaire. Indispensable à tout réalisateur qui se respecte, elle permet également de faciliter la visualisation du projet par le client en lui offrant un aperçu de ce qu’il rendra, et ceci dès sa phase de conception. Vous l’avez déjà deviné, il s’agit bien entendu du storyboarding…
